CVXL-0095

ANTI-RADICALAIRE SOUS FORME TOPIQUE

Résumé du projet

Le projet CVXL-0095 propose une formulation innovante, permettant de délivrer localement, au niveau des tissus sains traversés par les radiations ionisantes, une molécule ayant des propriétés anti-radicalaires démontrées, pour :

  • La réduction de la sévérité et de la durée des mucites orales induites par radiothérapie et la chimiothérapie dans la prise en charge des cancers ORL,
  • La réduction de la survenue et de la durée des dermatites induites par radiothérapie et la chimiothérapie dans la prise en charge des cancers du sein,
  • Le traitement des effets indésirables (mucites locales) liées à la radiothérapie dans la prise en charge d’autres cancers comme entre autres, cancer des ovaires ou de la prostate.

Le CPh-1014, métabolite actif de l’amifostine formulé sous forme de gel thermosensible, a démontré son efficacité à réduire la sévérité des lésions buccales ou cutanées induites par des radiations ionisantes dans des modèles précliniques reconnus de mucite orale ou de radio-dermatite.

Le plan de développement préclinique a été approuvé par l’Agence Européenne du médicament (EMA) et une fois la tolérance locale étudiée, l’efficacité thérapeutique du CPh-1014 pourra être établi lors d’une phase II étendue et « pivotale ».

Contexte et objectifs thérapeutiques

Les dermatites ou les mucites sont un des effets adverses du traitement des cancers ORL, du système digestif et urogénital ou du sein. Notre formulation innovante permet de délivrer efficacement, au niveau local, un agent antiradicalaire qui protège les cellules de l’agression des radiations ou des agents chimio-thérapeutiques. Le concept de l’effet bénéfique de molécules antiradicalaire dans le traitement des mucites induites par la radiothérapie a été établi dans des études cliniques, mais avec des molécules administrés par voie intraveineuse

Les radiations ou les agents chimio-thérapeutiques induisent un stress oxydatif dans les cellules, ce qui provoque l’accumulation de radicaux libres et des dommages à l’ADN. Les dommages à l’ADN déclenchent une réponse pro-inflammatoires au niveau du tissu. Cette réaction locale se traduit par des lésions qui vont souvent jusqu’à l’ulcération avec un risque d’infection bactérienne accru.

La gêne initiale puis, les lésions progressant, la douleur ressentie par le patient nécessitant souvent le recours aux morphiniques, l’incapacité à ingérer de la nourriture solide dans le cas des cancers ORL, ne cesse généralement qu’après l’arrêt du traitement, le temps de permettre la cicatrisation des tissus lésés. En conséquence, c’est toute la stratégie anti-cancéreuse qui est mise en péril.

En s’opposant à ce phénomène dès sa phase d’initiation, CPh-1014, permet de limiter à la fois la fréquence de survenue, la durée et la sévérité de ses atteintes. Contrairement aux compétiteurs administrés par voie intraveineuse, donc sous contrôle médical, notre formulation est conçue pour être facile à appliquer par le patient lui-même et pour s’intégrer, sans le perturber, dans le cycle de traitement de leur cancer dans les centres d’Oncologie.

© 2021 CleveXel Pharma

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